Le trafic de drogue ne concerne pas que les quartiers qu'on pointe du doigt
En France, le trafic de drogue pèse aujourd'hui 6,8 milliards d'euros, trois fois plus qu'en 2010. Pendant ce temps, des mineurs sont recrutés comme guetteurs, les prisons débordent, des quartiers entiers vivent sous la violence des réseaux.
Mais il y a un angle mort dont on parle moins : la consommation dans des milieux plus aisés, loin des quartiers médiatisés. Cette consommation alimente elle aussi l'exploitation de mineurs, le blanchiment d'argent, la déstabilisation de territoires entiers. On ne peut pas dénoncer l'insécurité d'un côté et financer, de l'autre, les réseaux qui la produisent.
C'est un sujet qui dépasse largement notre secteur, mais qui touche à une même question de cohérence et de responsabilité individuelle que l'on retrouve dans nos combats sur la prévention : chacun de nos choix a des conséquences, qu'on les voie ou non.
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