Éducation à la vie affective et sexuelle : 24 ans d'attente
Le tribunal administratif de Paris a récemment reconnu la responsabilité de l'État pour « carence fautive » sur l'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle. Depuis 24 ans, la loi impose trois séances annuelles dans toutes les écoles, de la maternelle au lycée. 24 ans, et la plupart des élèves n'y ont pourtant jamais eu accès.
Ces séances sont pourtant essentielles pour prévenir les violences sexuelles, les discriminations, les inégalités filles-garçons, les infections sexuellement transmissibles, et pour donner aux jeunes des repères fiables sur leur vie affective et leur santé. Saisi par plusieurs associations, le tribunal a estimé que l'inaction prolongée de l'État avait porté atteinte à ces objectifs fondamentaux.
Un nouveau programme national a été adopté début 2025. Mais rien ne garantit encore que ces séances seront réellement mises en œuvre dans les établissements. Une loi sans application reste une loi inutile. L'éducation à la sexualité n'est pas un accessoire : c'est une protection.
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